Le trauma et le stress post traumatique

 Un traumatisme est un choc, un stress ultime ressenti lors d’un ou plusieurs événements, qui dépasse nos capacités de tolérance et va laisser une marque énergétique, corporelle, émotionnelle et cognitive en nous.

Le dépassement de notre seuil de tolérance engendre une impossibilité pour notre cerveau à intégrer l’événement, à lui donner une signification et le « ranger » dans le passé, ce qui se traduit par une activation fréquente ou permanente d’un stress intérieur élevé. Ce stress post traumatique (ou SPT) reste présent bien après l’événement, sans s’atténuer significativement avec le temps. Parfois même il augmente dans la durée ou ne se déclenche que longtemps après l’événement traumatisant.

Les signes du stress post traumatique sont très divers. Il est important d’avoir en tête que ces signes sont totalement indépendants de notre volonté et que notre capacité à y remédier par notre seule volonté, par exemple « en se raisonnant », est quasiment nulle. De ce fait le SPT occasionne une grande souffrance pour ceux d’entre nous qui le vivent.

Pour se repérer, on peut citer les manifestations les plus courantes de SPT :

S’anesthésier : c’est vivre dans une sensation de flottement (être en dehors de son corps, ne pas se sentir incarné), se sentir anesthésié ou dans l’impossibilité de ressentir, avoir l’impression qu’un voile existe entre nous et le monde alentour, ne pas pouvoir se remémorer des moments importants de l’événement…

Eviter : les conversations, les activités, les endroits et même les ressentis en rapport avec l’événement ;

Avoir des obsessions : avoir les idées intrusives, c’est-à-dire récurrentes et fréquentes en relation avec l’événement, faire des rêves et des cauchemars à propos de l’événement ;

Vivre des débordements émotionnels : vivre des difficultés ou une impossibilité à maîtriser ses émotions. Vivre notamment des accès de peur, de colère, de tristesse intenses et soudains lorsqu’il y a dans notre quotidien un rappel de l’événement, voire même sans identifier de raison particulière.

Etre en sur-vigilance : être sur ses gardes, sursauter facilement, être vigilant très souvent voire en permanence, se méfier souvent et/ou de tout le monde, avoir des idées stressantes et anxieuses de manière récurrente et permanente.

Le stress intérieur que nous vivons peut avoir de nombreuses conséquences sur notre état général, nos comportements, notre vie. Parmi les plus fréquentes, on peut citer les troubles du sommeil, la déprime chronique et la dépression, la fatigue et les douleurs chroniques, les compulsions et les addictions.

Dans les cas de stress post traumatique, une thérapie est indispensable pour retrouver notre équilibre. L’utilisation de l’EFT, technique de « dé-traumatisation » par excellence, aujourd’hui validée et utilisée aux Etats Unis pour traiter le stress post traumatique des vétérans, est particulièrement indiquée. Les soins énergétiques manuels peuvent aussi être proposés à un moment de la thérapie pour améliorer les capacités de ressenti, débloquer la parole, remettre en route l’énergie corporelle lorsque l’on se sent atone ou désincarné.

La durée de la thérapie dépend notamment de différents facteurs de gravité parmi lesquels la nature du ou des événements, leur durée, le nombre et la fréquence des traumatismes vécus, l’âge(s) auxquels il(s) ont eu lieu, la solidité de notre psychisme au moment du ou des événements.

Pour en savoir plus sur le traitement du stress post traumatique par l'EFT : 

https://fr.linkedin.com/pulse/le-traitement-du-stress-post-traumatique-valid%C3%A9-en-10-gurret