Les difficultés relationnelles

Les difficultés relationnelles

Nous avons tous vécu, à un moment ou un autre, une difficulté relationnelle, que ce soit dans notre couple, avec notre entourage proche, ou dans notre milieu social ou professionnel.

Entrer en relation, donner de soi-même tout en préservant ses limites, savoir exprimer ses besoins, savoir recevoir et exprimer sa gratitude, manifester une bienveillance équilibrée envers soi-même et les autres, tout cela constitue l’un de plus grands défis de l’être humain. Nous naviguons souvent entre les besoins de l’autre ou des autres -ou ce que l’on en imagine-, et nos propres besoins, entre jugements et empathie, sur-affirmation et négation de soi, besoin d'être en relation et peur d’être blessé.

Notre sécurité et la reconnaissance de notre valeur passent, dès notre naissance, par le regard des autres. Nous sommes durant l’enfance entièrement dépendants de notre lien à nos parents et à notre famille, sans lesquels nous ne pourrions pas survivre, et, même nourrisson, nous ressentons la peur de perdre ce lien.

Or, même dans les familles très équilibrées et les environnements très favorables, il n’y a pas d’enfance qui nous ait éxonéré d’expérimenter une rupture du lien ou une difficulté relationnelle avec un camarade, un professeur, un frère ou une sœur, un parent indisponible, absent ou malade. Nous avons pu expérimenter le manque, l’insécurité, un soutien ou une écoute défaillante à un moment donné, la punition… et nous nous sommes sentis seuls, trahis, coupables,  ridicules, anxieux….

Le modèle dans lequel la totalité de nos besoins de sécurité, de compréhension, d’affection, d’autonomie et de limites auraient été reconnus et nourris durant notre enfance est un modèle…idéal !

Devenus adultes, nous continuons le plus souvent à agir en fonction des schémas relationnels et des ressentis de notre passé. Cela ne signifie pas nécessairement que nous répétions les relations que nous avons vécues. Notre réflexe peut être au contraire de lutter et de choisir le chemin opposé ou bien d’éviter cérrément de nous exposer à la relation. Cela signifie en tout état de cause que nos expériences restent en mémoire, que nous continuons d’agir en fonction d’elles, que notre passé a encore prise sur nous.

Bien entendu, nous pouvons améliorer notre aisance relationnelle sans engager de thérapie. De nombreux livres et conférences traitent de ce sujet et nous appportent aujourd’hui une meilleure compréhension de ce qui se joue en nous et avec les autres.

 

La thérapie prend tout son sens si nous sommes bloqués dans des jugements, des modes relationnels, des comportements, des croyances ou des ressentis que nous aimerions changer, sans pour autant y parvenir. De tels blocages sont le plus souvent le produit d’expériences ou d’apprentissages que nous avons besoin de « désactiver » pour récupérer notre liberté d’être et notre capacité à nourrir des relations équilibrées.

Les déséquilibres sont répandus et très variés : nous nous sentons  incompris, méconnu, non respecté, mal aimé, nous faisons passer les besoins ou la volonté des autres avant les nôtres, nous fuyons les autres ou la relation intime avec eux, nous rencontrons systématiquement des personnes qui ne sont pas bonnes pour vous, nous avons peur d’être abandonné ou trahi, nous généralisons, nous méprisons,  nous imposons notre volonté, nous nous comportons agressivement, nous nous mettons facilement en colère, nous avons du mal à ressentir de l’empathie… Autant de comportements et de sentiments, et il y en a bien d’autres, qui puisent leur source dans des expériences du passé.

Ce qui indique l'utilité d'une thérapie c’est la répétition de nos difficultés et surtout la souffrance que nous vivons ou que nous faisons vivre aux autres.

Une thérapie est aussi particulièrement bien indiquée pour les couples en situation de blocage ou qui souhaitent renforcer leur lien.

La durée de la thérapie est très variable. Elle peut aller de deux ou trois séances, lorsque l’origine de la difficulté est très ciblée, à une quinzaine de séances.